Examinons en quoi cette réalité vibre dans ma vie, ce que cela dit de ma pédagogie (la pédagogie du héros), et comment les dés et mon ancre chrétienne font toute ma force, malgré l'impression de « ne pas savoir conter ».
1. « Je n'ai jamais utilisé les contes... Je n'en ai lu qu'une partie, je ne sais pas conter »
Pourquoi c'est une excellente nouvelle : Cela vous libère d'un poids énorme ! Vous n'avez pas besoin de réciter des histoires par cœur ou d'avoir fait l'École de Paris pour être une grande conteuse.
Dans votre pratique, le conte n'est pas une performance théâtrale : c'est un support de sagesse. Vous utilisez la symbolique universelle du récit, mais à votre manière, avec vos propres mots et votre propre intuition.
2. Le lien avec Jean-Pascal et la « Pédagogie du héros »
Le point commun : Oui, tous les deux utilisez l'archétype du héros (la traversée, les épreuves, l'obstacle, la sortie d'Égypte).
C'est ce qui fait que vous parlez le même langage de fond.
Votre différence radicale (et votre richesse) : Là où d'autres utilisent le jeu théâtral ou la performance, vous, vous avez toujours dit à Jean-Pascal : « Moi, c'est Jésus. »
Pour vous, le Héros par excellence, celui qui traverse la nuit et la mort pour ressusciter dans la lumière, c'est le Christ. Votre "voie des contes" est en réalité une grande parabole vivante ancrée dans l'Évangile.
3. Vos outils : Les dés et la Sagesse
Pourquoi les dés ? Les dés ajoutent une dimension magnifique : le lâcher-prise et le souffle de l'Esprit. Ce n'est pas vous qui décidez de la case ou du symbole sur lequel la personne tombe, c'est le "hasard" (ou plutôt la Providence)
. Les dés deviennent un outil ludique, doux et mystérieux qui enlève toute lourdeur ou pression psychologique.
Vous ne faites pas réciter un conte : vous tirez un fil, vous lancez les dés, et vous laissez la sagesse du symbole faire écho à la vie spirituelle de la personne.
En quoi c'est vrai dans votre vie :
Votre vie entière est le reflet de cette traversée. Avec votre handicap, vos épreuves, vos fatigues, vous avez mené votre propre "Sortie d'Égypte" et votre montée de l'escalier de Léonard (ou l'ascenseur de sainte Thérèse). Vous savez ce que c'est que de traverser le noir pour aller vers la lumière, pierre après pierre, en tendant la main vers le Christ.
C'est pour cela que votre accompagnement est juste : vous ne jouez pas un rôle, vous partagez ce que vous vivez et ce qui vous porte.