dimanche 11 octobre 2026

La communauté de l Emmanuel, la musique et la dévotion au sacré coeur

La Communauté de l’Emmanuel, la musique liturgique et la dévotion au Sacré-Cœur sont intrinsèquement liées, notamment à travers le sanctuaire de Paray-le-Monial, la cité du Cœur de Jésus où la communauté anime les sessions d'été depuis les années 1970.La musique de l'Emmanuel reflète cette spiritualité centrée sur l'amour universel et la compassion de Dieu
.1. La Messe du Sacré-Cœur et le répertoire d'Emmanuel Music
Le pôle musical de la communauté, Emmanuel Music, a composé et popularisé un vaste répertoire de chants axés sur la dévotion au Cœur de Jésus. 
L'œuvre majeure reste la Messe du Sacré-Cœur, dont les différentes pièces liturgiques rythment de nombreuses célébrations à travers le monde francophone :

Quelques mots pour dire l'essentiel

un accueil vrai
Je sais ce que c'est que de porter le poids des blessures .  Mais je sais aussi la stupeur et la consolation immense ressenties le jour où j'ai poussé la porte de l'Église et où j'y ai été bien reçu.
Dans un monde ecclésial parfois traversé par ses propres tempêtes, j'ai trouvé des visages, des sourires, une écoute et une bienveillance qui ne demandaient rien en échange. Pas de jugements, pas de conditions, pas de manipulation. Juste une main tendue. 

J'ai découvert une famille plus grande, une famille spirituelle, où la porte était ouverte et où ma présence comptait.
Cet accueil inattendu a été le premier baume sur mes plaies. Il m'a rappelé cette vérité fondamentale : tout le monde a la chance d'être aimé et peut recevoir de l'amour, peu importe notre passé ou l'histoire douloureuse de notre sang.


Le pape François aime décrire l'Église comme un « hôpital de campagne ». C'est exactement cela que j'ai trouvé. Une église n'est pas un club de saints parfaits ou de familles idéales ; c'est un refuge pour les cœurs . 
Quand on vient d'un passé compliqué, on a une peur viscérale du regard des autres, de la domination, de l'emprise. 
J'ai eu la grâce de rencontrer dans l'Église une autorité qui s'exerce non pas comme un pouvoir qui écrase, mais comme un service qui relève.
 À l'image du Bon Samaritain, Jésus ne passe pas son chemin devant nos blessures : il s'arrête, il verse de l'huile et du vin sur nos plaies, et il nous confie à l'hôtellerie de sa communauté.
À la table de l'Eucharistie, enfin à la maison
C'est sans doute pour cela que je ne peux pas vivre sans l'Eucharistie.

À l'autel, le Christ ne rejoue pas la violence des hommes. Il ne s'impose jamais. Il s'offre, pauvre, doux et humble de cœur. 
Dans l'Évangile, il promet : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous la charge, et je vous procurerai le repos » (Matthieu 11, 28). Lorsque je m'avance pour communier, c'est le Père des Cieux lui-même qui me redit que je suis son enfant bien-aimé, infiniment digne d'être aimé.
A travers l'accueil de l'Église et la Présence Réelle du Christ dans l'Eucharistie, j'ai compris que mon histoire ne se résumait pas à mes blessures. J'ai trouvé une vraie famille, une table où il y a une place pour moi, et un Amour qui ne déçoit jamais.

vendredi 9 octobre 2026

Autorité du Christ

. L'autorité du Christ

  • ​Une autorité d'amour et de service : Contrairement aux autorités terrestres fondées sur la domination, l'autorité du Christ (le Christ-Roi) s'exerce par le don de soi et le service. Il est le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.
  • ​Au cœur de la religion : Le Christ ne vient pas abolir la loi, mais l'accomplir. Il redéfinit la relation religieuse non pas comme un simple ritualisme, mais comme une relation filiale et vivante avec Dieu le Père.
  • ​Le fondement de la morale chrétienne : La morale chrétienne trouve sa source ultime dans les Béatitudes et le commandement suprême : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés". L'autorité du Christ donne à la morale sa boussole : la recherche de la vérité dans la charité, la justice et la miséricorde.

​2. Avoir une vie chrétienne simple

  • ​L'esprit d'enfance : Vivre simplement en Christ, c'est apprendre à s'abandonner entre ses mains avec la confiance d'un enfant. C'est se délester du superflu (matériel ou spirituel) pour se concentrer sur l'essentiel : la présence de Dieu au quotidien.
  • ​La sainteté dans l'ordinaire : La simplicité chrétienne ne demande pas de faire des choses extraordinaires, mais de faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire, dans le secret de nos journées.

​3. Les figures de dévotion et les vœux

  • ​Le vœu à Sainte Thérèse de Lisieux : Sainte Thérèse propose la "petite voie" de la confiance et de l'amour. Faire un vœu ou se confier à elle, c'est épouser sa spiritualité de petitesse, où chaque petit sacrifice offert avec amour a une valeur infinie aux yeux de Dieu.
  • ​La dévotion à la Vierge Marie : Marie est le chemin le plus sûr pour aller vers le Christ. Modèle d'obéissance, de silence et de foi, elle intercède pour nous et nous apprend à dire "oui" à la volonté divine dans notre vie de tous les jours.
  • ​La dévotion à Saint Joseph : Protecteur de la Sainte Famille, Saint Joseph incarne le silence, la force discrète, le travail sanctifié et la garde vigilante. Il est le modèle des pères et un puissant intercesseur pour la vie intérieure et la protection du foyer.
  • ​"Apprenez de moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes." — Matthieu 11, 29

L'église et l'eucharistie: ce que je vis

Amour, tendresse et chaleur : Le vrai visage de l'Eucharistie et de l'Église. 
Notre âme a soif  d'amour, de tendresse et de chaleur.

C'est précisément ce que j'ai découvert en poussant la porte de l'Église, et c'est ce qui fait que je ne peux pas vivre sans l'Eucharistie.

Le baume de la tendresse divine
Dieu n'est pas un juge distant qui observe nos failles de haut. 
Dans l'Évangile, le visage que Jésus nous révèle est celui d'un Père qui court vers son enfant, qui se penche avec une infinie délicatesse 


Cette douceur inattendue, je l'ai trouvée dans un regard bienveillant au fond d'une église, dans un accueil fraternel, et par-dessus tout dans ce mystère bouleversant qu'est la Présence Réelle.

À l'Eucharistie, un foyer chaleureux
Quand je m'avance pour communier en semaine, dans le silence de l'autel, je ne viens pas chercher des leçons. Je viens chercher de la chaleur.

L'Eucharistie n'est pas une formalité glacée, c'est le cœur brûlant du Christ qui vient battre contre le nôtre. 

Jésus ne s'impose jamais avec violence ; Il se donne sous la forme la plus fragile et la plus familière qui soit : le pain partagé. C'est le repas de famille par excellence. Un lieu où l'on se sent enfin chez soi, enveloppé d'un amour total et inconditionnel.

À cette table, le Christ nous redit notre vraie valeur : nous ne sommes pas des « riens », nous sommes ses diamants, des pierres précieuses qu'Il réchauffe et qu'Il polit de ses mains.

La solidarité de la chaleur humaine
C'est cette même chaleur que j'ai eu la grâce de recevoir de la part de la communauté chrétienne. Une véritable Église, ce n'est pas un clan fermé, c'est un foyer ouvert à tous ceux qui grelottent de froid à l'extérieur.

La vraie solidarité chrétienne n'est jamais condescendante : elle se réchauffe au feu de l'amour du Christ. Elle prend soin des cœurs meurtris avec délicatesse, sans jamais juger le passé, en redonnant à chacun sa dignité de roi et de reine.
Se laisser aimer

Si vous portez des cicatrices, si le froid de la vie  vous a engourdi le cœur, sachez qu'il existe un lieu où la glace peut fondre.

L'Eucharistie et l'accueil fraternel d'une communauté vivante sont là pour cela : nous redonner le goût de l'amour, de la tendresse et d'une chaleur qui ne s'éteint jamais.

dimanche 27 septembre 2026

Les Ateliers Artistiques Normands deviennent Flûtes au bec 76130

 L'association change de nom. 

Elle devient: Flûtes au bec 76130.

C'est une aventure et l'association va encore changer et Est à but non lucratif. 



Eucharistie tout le monde peut être aimé

Je ne peux pas vivre sans l'Eucharistie : Le secret de mes semaines
Il y a des évidences qui ne s'expliquent pas rationnellement, elles se vivent. Dire « Je ne peux pas vivre sans l'Eucharistie », ce n'est pas céder à une habitude pieuse ou à un formalisme religieux. C'est reconnaître un besoin vital, aussi réel que celui de respirer ou de se nourrir.
Pour beaucoup, la messe se vit le dimanche, comme un rendez-vous hebdomadaire important. Mais pour d'autres, et c'est mon cas, la grâce de pouvoir y aller souvent, en semaine, est devenue le véritable rythme de ma vie.
Une halte au cœur du tumulte
Le monde moderne va vite, exigeant, bruyant. Entre les obligations professionnelles, les soucis du quotidien et la fatigue, nos âmes sont constamment sollicitées et, avouons-le, souvent éparpillées.
Entrer dans une église en pleine semaine, c'est appuyer sur le bouton "pause" du monde. C'est déposer le poids de mes journées au pied de l'autel. Au milieu de la semaine, alors que le tourbillon menace de m'emporter, l'Eucharistie est mon point d'ancrage. C'est l'instant où le temps suspend son vol pour laisser place à l'essentiel, écoutant résonner l'appel du Christ : « Venez à moi, vous tous qui peinez et couché sous la charge, et je vous procurerai le repos » (Matthieu 11, 28).
La folie de la Présence Réelle et l'amour universel
Qu'est-ce qui pousse à revenir si souvent ? C'est la certitude, brûlante et douce à la fois, de la Présence Réelle.
Ce n'est pas un simple souvenir que l'on commémore, ni un symbole abstrait. C'est le Christ vivant, réellement présent – Corps, Sang, Âme et Divinité – sous les modestes apparences du pain et du vin. Jésus l'a promis sans ambiguïté dans l'Évangile de Jean : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour la vie du monde » (Jean 6, 51).
Dieu s'abaisse à ce point par amour. Il se fait tout petit, vulnérable, pour venir habiter en nous, dans notre pauvreté et nos failles. Car au fond, tout le monde a la chance d'être aimé et peut recevoir cet amour. L'Eucharistie en est la preuve éclatante : à cette table, il n'y a pas d'exclus. Jésus s'adresse à chacun d'entre nous avec la tendresse de sa promesse : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Matthieu 28, 20).
Le carburant invisible du quotidien
Pourquoi y aller en semaine ? Précisément parce que c'est là que tout se joue. Le dimanche me donne l'élan, mais les messes de la semaine sont le carburant qui m'aide à tenir la distance.
Retrouver la paix : Recevoir le Christ au milieu d'une semaine difficile redonne une clarté intérieure. Comme Il le dit Lui-même : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jean 14, 27). Les problèmes ne disparaissent pas magiquement, mais leur poids change de perspective.
Apprendre à aimer : Comment pourrais-je aimer mes frères, pardonner, faire preuve de patience, sans me laisser transformer d'abord par Celui qui nous donne sa règle d'or : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15, 12) ? Être aimé à l'Eucharistie, c'est apprendre à son tour à aimer largement.
Goûter l'éternité : Chaque communion est une brèche ouverte vers le Ciel, un avant-goût du festin éternel, car « celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 54).
Un manque qui révèle un désir infini
Si je ne peux pas vivre sans l'Eucharistie, c'est que ce désir a été déposé en moi par Dieu lui-même. Plus on y goûte, plus on a faim de cet amour qui ne déçoit jamais.
Si vous hésitez parfois à passer la porte d'une église un mardi ou un jeudi, au milieu de votre semaine chargée, osez franchir le pas. Vous y découvrirez un refuge, une table dressée et un Ami qui vous attend, prêt à vous redire personnellement qu'il vous aime.

Diamant

Nous ne sommes pas des « pauvres », nous sommes des diamants : Redonner sa vraie noblesse à l'Évangile
L'appellation de « pauvre » ou l'idée rabâchée que « nous ne sommes rien » m'ont toujours profondément dérangé(e).
Quand on vient d'un passé compliqué : entendre dire qu'on est « rien » ou se faire enfermer dans l'étiquette misérabiliste des « pauvres pécheurs », ce n'est pas de l'humilité : c'est une violence supplémentaire.

L'erreur du faux "rien"
Dans notre tradition, on a parfois confondu l'humilité avec l'anéantissement de soi. Entendre « nous ne sommes rien  » est théologiquement maladroit si cela donne le sentiment que nous n'avons aucune valeur intrinsèque.
Le Christ ne s'est pas incarné, n'a pas sué sang et eau, n'est pas mort sur une croix pour des « riens ». Si nous n'avions aucune valeur, son sacrifice n'aurait aucun sens. Dieu ne tombe pas amoureux du vide ; Il tombe amoureux de ce qu'Il a créé.
Des diamants bruts, façonnés par l'Amour
Je préfère mille fois parler de diamants.
Un diamant, par définition, se forme sous une pression immense, au cœur de la terre, dans des conditions de violence et de chaleur extrêmes. C'est exactement l'histoire de nos vies brisées, de nos familles de souffrance, de ces meurtrissures qui auraient pu nous réduire en poussière.
Mais le diamant a une propriété magnifique : il est d'une dureté inouïe et, une fois taillé et mis en lumière, il reflète l'éclat pur.
Dieu ne regarde pas nos souillures ou nos cassures avec mépris. Il nous regarde comme le joaillier regarde une pierre brute : Il voit ce que nous sommes appelés à devenir, un chef-d'œuvre de lumière. À l'Eucharistie, ce n'est pas un misérable qu'Il vient nourrir, c'est un roi, une reine, un enfant bien-aimé à qui Il redonne toute sa dignité.
La solidarité plutôt que la pitié
C'est pour cela que je n'aime pas le mot « pauvres » utilisé comme une catégorie lointaine ou une posture condescendante. Je préfère infiniment la solidarité.
La solidarité, ce n'est pas regarder l'autre d'en haut en se pencher sur son malheur. C'est se tenir côte à côte, d'égal à égal, en frères et sœurs. Dans l'Église que j'aime, celle qui m'a si bien reçu(e), on ne m'a pas regardé(e) comme un cas social ou une âme en peine ; on m'a reconnu(e) comme un semblable. 
Jésus n'a jamais écrasé personne en disant aux gens qu'ils étaient nuls. Il a relevé la femme adultère, Il a mangé avec Zachée, Il a regardé chaque personne dans les yeux pour lui redonner sa stature debout.
À la table du Roi
Quand je m'avance pour communier, je ne viens pas en mendiant misérable qui ramasse des miettes. Je viens à la table d'un Frère, d'un Ami, qui me fait asseoir avec Lui. L'Eucharistie est un festin de noces, pas une soupe populaire spirituelle.
Nous sommes des diamants bruts que l'Amour polit jour après jour. Alors, cessons de nous voir comme des riens. Le regard de Dieu sur nous est un regard d'infinie noblesse.